dimanche 23 août 2009

Un livre à découvrir : Le Cercle des Carbophages


De par mon métier, je cherche souvent de nouveaux livres pour les élèves et surtout des romans bien écrits avec pour thème le développement durable. C'est encore une denrée rare, on trouve beaucoup de documentaires, quelques albums et peu de romans.
Je farfouillais dans la librairie de la Cité des Sciences et je suis tombée sur ce livre.
Quelle bonne surprise! Dès le début, j'ai été happée par l'histoire qui débute in medias res. Nous découvrons un garçon, Lancelot, dont la petite soeur, Léonie, est muette et dont le père reste en permanence devant la télévision depuis un événement inconnu, sept ans auparavant.
Lancelot emmène Léonie se promener, ils se retrouvent dans les coulisses inquiétantes d'un cirque. Ils y rencontrent et sauvent Tamiel, une fille couverte d'écailles. Elle est une fille de l'Atlantide et elle est venue sur Terre pour trouver un remède à la maladie qui touche les animaux marins.
Les trois enfants mènent alors leur enquête. Les habitants de la mer sont menacés par les gaz à effets de serre. Ils décident d'agir et de mobiliser les autres enfants et les adultes.
Sylvia Kohne réussit à rendre claires et accessibles des informations scientifiques complexes et précises. Et surtout, elle parvient, tout à la fois, à mettre en place un vrai suspense, à peindre un tableau honnête de la situation, à créer l'espoir et à donner envie d'agir.
Le Cercle des Carbophages : à lire à partir de 11-12 ans ou plus jeune avec explications des parents et même si vous êtes adulte.
Sylvia Kohne : sous ce pseudonyme se cache une citoyenne-chercheur, directeur de recherche au CNRS, mère de famille, travaillant sur la modélisation des fluides astro- et géo-physique et engagée dans la lutte contre le changement climatique. « Je mène ma bataille en partie avec mes livres. J’écris des livres à l’usage des enfants plutôt que des adultes d’abord parce que ce sont eux les plus concernés par le changement climatique (ils en subiront les conséquences) mais aussi parce qu’ayant moi-même des enfants, je connais leur pouvoir de persuasion vis à vis des adultes. En général, c’est plutôt pour acheter un paquet de corn-flakes plutôt qu’un autre, mais imaginez l’impact de 20 millions d’écoliers disant à leur père ou à leur mère : " je ne veux pas aller à l’école en voiture parce que c’est mauvais pour l’effet de serre". C’est pour inciter les enfants à agir ainsi, que j’ai écrit Le cercle des carbophages.»
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vendredi 21 août 2009

"Ca a été testé ophtalmologiquement"

Un petit post rapide car je suis choquée par ce que je viens d'entendre. J'écoutais les nouvelles sur France Info quand commence une émission sur les "tendances du maquillage". Parmi les produits présentés se trouve un produit pour faire pousser les cils. La présentatrice demande alors si c'est dangereux. Elle se voit répondre : "Ca a été testé plusieurs fois ophtalmologiquement".



Non, Madame, ça ne craint rien ton produit, on l'a vérifié en le versant dans l'oeil de malheureux animaux qui n'ont rien demandé à personne. Maintenant qu'on les a torturés, tu peux te le mettre dans l'oeil ton produit pourri dérivé de la pétrochimie!



"La grandeur d'une nation et son progrès moral peuvent être jugés par la manière dont elle traite ses animaux." Gandhi.





"L'ignorance laisse l'esprit en paix. Le savoir le met en ébullition."

(Reine celte de la tribu des Icènes, initiatrice de la rebellion - an 59 sous occupation romaine)

Je vois la question arriver : je me maquille. Il existe des marques de maquillage non testé sur les animaux, et même bio pour certaines. Personnellement je connais Body shop, L'Occitane, Logona (shampoing).

J'ai trouvé une liste établie par One voice. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas d'autres (il y en a plein d'autres marques bio, qui ne doivent pas tester leurs produits sur les animaux)

Le Label One Voice est né de la volonté de pouvoir offrir à des consommateurs de plus en soucieux de la qualité et de l’origine de ce qu’ils consomment, une gamme étendue de produits 100 % non testés sur animaux.
Le label « sans cruauté », lancé en 1998 en association avec la « Coalition européenne pour la fin de l’expérimentation animale », ne s’appliquant qu’aux produits de beauté, One Voice a développé son propre label. La procédure et les critères sont les mêmes. One Voice différencie néanmoins les ingrédients biologiques et d’origine animale, pour les consommateurs qui souhaitent aller plus loin.
En plus des cosmétiques, les aliments pour animaux bénéficient depuis peu de procédures de certification. Le Label One Voice devrait permettre, prochainement, d’identifier également les produits d’entretien, d’alimentation ou encore de papeterie qui ne font pas appel à l’expérimentation animale ni dans leur composition ni leur mise au point.



Liste des marques labellisées One Voice par catégorie de produits


PRODUITS POUR ANIMAUX

ANIBIOLYS
ARGILETZ
LAKSHMI

PRODUITS POUR BEBE

BIOAROMES
BIORELINE
BODY NATURE
CENTIOLIA
COSLYS
DIPROMA
FLEUR DES MAUGES
FLORAME
GAMARDE
HERBES ET TRADITIONS
HONESTY COSMETICS
LABORATOIRE PALTZ
LABORATOIRE PHYT’S
LABIO CENTIFOLIA
LES DOUCES ANGEVINES
LES FLORESSENCES
NEWAYS
SENTEURS PROVENÇALES
SERAYET N2O 42
WELEDA FRANCE

PRODUITS POUR HOMME

ALTEARAH
BIOAROMES
BIO FOR MEN
BIORELINE
BODY NATURE
CENTIFOLIA
DERMA HOMME
DIPROMA
EUMADIS
FLEUR DES MAUGES
FLORAME
FLORE DE SAINTONGE
GAMARDE
HONESTY COSMETICS
LABORATOIRE PALTZ
LES DOUCES ANGEVINES
LE SECRET NATUREL
LIGNE DERMOPHYTUM
NEWAYS
L’OCCITANE
SERAYET NEO 42
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE

SHAMPOOINGS & SOINS DES CHEVEUX

ABIOLO
ALMACABIO
ALTEARAH
ARGILETZ
AROMA-ZONE
ARUBIX
BCOMBIO
BELSTEO
BIO CAPILARGIL
BIOAROMES
BIORELINE
BODY NATURE
CAPIFORCE
CENTIFOLIA
COMPTOIR PROVENCAL DES ARGILES
COSLYS
COSMONATUREL
DERMOPHYTUM
DIPROMA
ETAMINE DU LYS
EUMADIS
FAMILLE MARY
FLEUR DES MAUGES
FLORAME
FLORE DE SAINTONGE
GAMARDE
HERBES ET TRADITIONS
HONESTY COSMETICS
LABORATOIRE PALTZ
KARAWAN AUTHENTIC
KUOMAYE BIO
L’OCCITANE
LABIO CENTIFOLIA
LABORATOIRE PHYT’S
LAKSHMI
LE PETIT OLIVIER
LE SECRET NATUREL
LERUTAN
LES DOUCES ANGEVINES
LES FLORESSENCES
MANUFAKTURA
MELVITA
NEWAYS
O AROMA
OLIVITAL
PATIKA FAMILY
PLACENTOR VEGETAL
SAMAROME
SANOFLORE
SENTEURS PROVENCALES
SERAYET NEO 42
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE

PRODUITS POUR LE BAIN

ABIOLO
ALMACABIO
ALTEARAH
ARGILETZ
AROMA-ZONE
ARUBIX
BCOMBIO
BIOEXCELLIA
BODY NATURE
CENTIFOLIA
COMPTOIR PROVENCAL DES ARGILES
COSLYS
COSMONATUREL
DIPROMA
ETAMINE DU LYS
EUMADIS
FAMILLE MARY
FLEUR DES MAUGES
FLORAME
FLORE DE SAINTONGE
HERBES ET TRADITIONS
LABORATOIRE PALTZ
KARAWAN AUTHENTIC
KIBIO
KUOMAYE BIO
L’OCCITANE
LABIO CENTIFOLIA
LABORATOIRE PHYT’S
LAKSHMI
LE PETIT OLIVIER
LE SECRET NATUREL
LERUTAN
LES FLORESSANCES
MANUFAKTURA
NEWAYS
O AROMA
OLIVITAL
PATIKA FAMILY
SANOFLORE
SENTEURS PROVENCALES
SERAYET NEO 42
SIBE PUR AIR
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE

SAVONS

ALMACABIO
ALTEARAH
ARGILETZ
AROMA-ZONE
ATELIER DE COSMETIQUE ATISANAL
BIOEXCELLIA
BODY NATURE
CENTIFOLIA
COMPTOIR PROVENCAL DES ARGILES
COSLYS
DIPROMA
FAMILLE MARY
FLEUR DES MAUGES
FLORAME
LABORATOIRE PALTZ
KARAWAN AUTHENTIC
L’OCCITANE
LABIO CENTIFOLIA
LAKSHMI
LE MONDE AU NATUREL
LE PETIT OLIVIER
LE SECRET NATUREL
LERUTAN
LES ANES D’AUTAN
LES FLORESSENCES
MANUFAKTURA
NEWAYS
O AROMA
OLIVITAL
SAMAROME
SANOFLORE
SAVONNERIE DE BEAULIEU SUR DORDOGNE
SENTEURS PROVENCALES
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE

DENTIFRICE

ARGILETZ
BODY NATURE
COMPTOIR PROVENCAL DES ARGILES
DIPROMA
FAMILLE MARY
GAMARDE
HONESTY COSMETICS
LABORATOIRE PALTZ
LAKSHMI
NEWAYS
WELEDA FRANCE

SOINS POUR LE CORPS

ABIOLO
AÏNY
ALLO NATURE
ALMACABIO
ALTEARAH
AROMA-ZONE
ARUBIX
BCOMBIO
BELSTEO
BIOAROMES
BIOEXCELLIA
BODY NATURE
CENTIFOLIA
COSLYS
COSMONATUREL
DIPROMA
FAMILLE MARY
FLEUR DES MAUGES
FLORAME
GAMARDE
HERBES ET TRADITIONS
HONESTY COSMETICS
LABORATOIRE PALTZ
KIBIO
KUOMAYE BIO
L’OCCITANE
LAKSHMI
LE SECRET NATUREL
LERUTAN
LES ANES D’AUTAN
LES DOUCES ANGEVINES
LES FLORESSENCES
LES SOINS ESSENTIELS
LIGNE DERMOPHYTUM
MANUFAKTURA
NATURADO
NEWAYS
O AROMA
OLIVITAL
PATIKA FAMILY
PERLA D’ORO SOIN NATUREL
PERLA D’ORO GOURMANDE
PLACENTOR VEGETAL
ROSALIA
SAMAROME
SENTEURS PROVENCALES
SERAYET NEO 42
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE

SOINS DU VISAGE

ABIOLO
AÏNY
ALTEARAH
ARGILETZ
AROMA-ZONE
ARUBIX
BCOMBIO
BELSTEO
BIOAROMES
BIOGALENE
BIORELINE
BODY NATURE
CENTIFOLIA
COSLYS
COULEUR CARAMEL
DOUX ME LIVING COSMETICS
ELYSAMBRE
ETAMINE DU LYS
EUMADIS
FAMILLE MARY
FLEUR DES MAUGES
GAMARDE
L’OCCITANE
LABIO CENTIFOLIA
LABORATOIRE PALTZ
LABORATOIRE PHYT’S
LAKSHMI
LE PETIT OLIVIER
LE SECRET NATUREL
LES DOUCES ANGEVINES
LES FLORESSENCES
LES SOINS ESSENTIELS
LIGNE DERMOPHYTUM
MANUFAKTURA
NATURADO
NEWAYS
O AROMA
OLIVITAL
OPHYLINE
PATIKA FAMILY
PERLA D’ORO SOIN NATUREL
PERLA D’ORO GOURMANDE
PLACENTOR VEGETAL
ROSALIA
SAMAROME
SANOFLORE
SENTEURS PROVENCALES
SERAYET NEO42
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE

COSMETIQUES

ALTEARAH
APICOSMA
ARGILETZ
BIOEXCELLIA
BODY NATURE
CENTIFOLIA
COSLYS
COSMONATUREL
COULEUR CARAMEL
DIPROMA
ELYSAMBRE
EOSTRA
ETAMINE DU LYS
FLEUR DES MAUGES
LABORATOIRE PALTZ
L’OCCITANE
LAKSHMI
LERUTAN
LES SOINS ESSENTIELS
NATURADO
NEWAYS
ROSALIA
SERAYET NEO 42
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE

PRODUITS SOLAIRES

AINY
ARUBIX
BCOMBIO
BIOAROMES
BODY NATURE
CENTIFOLIA
COMPTOIR PROVENCAL DES ARGILES
DERMOPHYTUM
GAMARDE
HONESTY COSMETICS
LABORATOIRE PALTZ
L’OCCITANE
LABIO CENTIFOLIA
LABORATOIRE PHYT’S
LAKSHMI
LES DOUCES ANGEVINES
NEWAYS
OPHYLINE
PLACENTOR VEGETAL
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE

HUILES ESSENTIELLES

AROMA-ZONE
BIOAROME
BODY NATURE
CENTIFOLIA
COMPTOIR PROVENCAL DES ARGILES
COSMONATUREL
DERMOPHYTUM
ETAMINE DU LYS
FAMILLE MARY
FLORAME
FLORE DE SAINTONGE
HERBES ET TRADITIONS
HONESTY COSMETICS
LABORATOIRE PALTZ
L’OCCITANE
LABORATOIRE PHYT’S
LE SECRET NATUREL
LERUTAN
LES DOUCES ANGEVINES
LES SOINS ESSENTIELS
NEWAYS
OPHYLINE
PLACENTOR VEGETAL
THE BODY SHOP
WELEDA FRANCE
AROMATHERAPIE
ALTEARAH
BODY NATURE
CENTIFOLIA
ENCENTHERAPY
FAMILLE MARY
FLORAME
FLORE DE SAINTONGE
LABORATOIRE PALTZ
LES FLORESSENCES
SIBE PUR AIR
THE BODY SHOP

PARFUMS

AÏNY
ALTEARAH
BIOAROME
BODY NATURE
CENTIFOLIA
COMPTOIR PROVENCAL DES ARGILES
FLORAME
HONESTY COSMETICS
L’OCCITANE
LABORATOIRE PHY’TS
LES FLORESSENCES
NEWAYS
THE BODY SHOP
PRODUITS D’ENTRETIEN
ALMACABIO
BODY NATURE
DIPROMA
ETAMINE DU LYS
FLEUR DES MAUGES
HERBES ET TRADITIONS
HONESTY COSMETICS
KARAWAN AUTHENTIC
LERUTAN
SO ESSENTIEL

DEPILATOIRES

EPIL OUBLI




"L'ignorance laisse l'esprit en paix. Le savoir le met en ébullition."
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jeudi 20 août 2009

Beauval : galerie de photos

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire, alors je me fais plaisir, et j'espère que ça vous fera plaisir aussi : quelques photos des animaux de Beauval.


Des rhinocéros qui faisaient la sieste. Au second plan, un girafon qui nous a bien fait rire. Il n'a eu de cesse de mâcher dans le vent. Je me suis demandé s'il était bigleux ou utopiste!


Des springbocks.




Un lamantin. Beauval est le seul parc européen où des bébés lamantins soient nés.




Des manchots du cap. En bas à gauche, c'est un jeun, il n'a pas ses plumes définitives mais un duvet marron.



Un ouistiti pygmée.


Une grue cendrée.




Les suricates. Ici une femelle, qui semble pleine. Il y en a toujours un qui fait le guet...





Pendant que les autres roupillent!

Zooparc de Beauval, la suite

Tout d'abord, voici la réponse à la questions sur les gorilles. La bosse sur le crâne des mâles est constituée des muscles de la machoire. Les gorilles se nourissent de végétaux, entre 10 et 20 kilos par jour. Les grands mâles mâchent donc 20 kilos de légumes par jour.

Pour répondre à Mister Klean, leur surnom de "dos argenté" vient de leurs poils au reflet argenté sur le dos.

Venons-en à un sujet bien moins agréable : les menaces qui pèsent sur ce primate.

Il ne reste que 700 gorilles des montagnes (vivant dans le Virunga, aus frontières de la République démocratique du Congo, de l'Ouganda et du Rwanda) et 3000 gorilles de plaine (vivant à l'Est de la République démocratique du Congo). Or un gorille femelle n'a un petit que tous les cinq ans environ car elle s'occupe du sien entre trois et quatre ans. Cette faible croissance démographique conjuguée avec les menaces qui pèsent sur lui rendent l'extinction du gorille beaucoup trop présente.

La principale menace est bien sûr l'homme! D'une part à cause du braconnage. Les têtes et mains de singe sont encore vendues comme souvenir, sans parler des vertus mystiques attribuées à cet animal. D'autre part - et surtout - à cause de la déforestation. Les arbres sont abattus pour laisser place à la culture de l'huile de palme (une saleté, j'y reviendrai), pour fabriquer des meubles mais aussi pour l'exploitation du coltan, un minerai utilisé dans les téléphones portables! Je vous laisse regarder ce petit film réalisé par mes élèves en ombres chinoises pour expliquer les méfaits du coltan.

video

Alors, avant de changer de portable trop fréquemment, de vous servir de produits à base d'huile de palme, d'acheter des produits en bois, réfléchissez aux conséquences.

mardi 18 août 2009

Zooparc de Beauval

Notre première destination a été le zooparc de Beauval. Je m'y étais déjà rendue il y a un an avec mes élèves. J'avais déjà été soufflée mais je n'avais pas pu en profiter suffisamment, accaparée que j'étais par le comptage fréquents de mes petites têtes brunes et par les réponses à leurs questions.

Première question que je me suis posé : Pourquoi appeler cette réserve un zoo? C'est en fait le terme "zoo" qui a été déformé pour nous par ceux remplis de cages et d'animaux que nous voyons en ville.

Beauval a pour buts la protection des espèces en danger et l'éducation du public. Et c'est un lieu incroyable, on en prend plein les yeux, les oreilles et le cerveau!

Voici tout de suite quelques images et explications (mais pas tout, pour ne pas vous gâcher le plaisir).


Les gorilles :

Contrairement à l'image propagée dans beaucoup de dessins-animés et de films, le gorille est pacifique. Il n'aime pas les conflits. D'ailleurs, la soigneuse nous a expliqué que le grand mâle séparait immédiatement deux congénères qui commençaient à se provoquer.
Enfin, une question : Pourquoi le mâle a-t-il une bosse sur la tête? Réponse demain.



Voici Assato, le mâle dominant des gorilles de Beauval (mes élèves en étaient fans). La soigneuse nous a raconté qu'il est un papa très attentionné, qu'il s'adonne à de grandes parties de chatouilles avec ses petits ou de la balançoire.

Le gorille n'est pas non plus un "macho". Il vit certes avec plusieurs femelles mais s'il ne les traite pas bien, elles prennent leurs petits et s'en vont vers des contrées plus accueillantes.

Les orang-outans :

Cette petite orang-outan était très mignonne, elle trainait son petit balot de paille comme un doudou, enfouissait sa tête dedans.

Par contre, les rapports de couple des orang-outans sont beaucoup moins sympathiques. En effet, le mâle force la femelle lors de la reproduction. Chaque rapport est un viol pendant lequel la femelle crie.

La réponse à la question sur les gorilles et la suite des animaux demain.

samedi 15 août 2009

Cheesecake "nuage au chocolat"

Ca fait un moment que je voulais refaire un cheesecake. J'avais en effet fait une première tentative mais je n'avais pas aimé le goût de la croûte.

Me voila donc en train de chercher des recettes de cheesecakes sur internet et je suis un peu perdue : certaines utilisent des oeufs battus en neige, d'autres non. Ca doit pourtant créer une sacrée différence. Après un long moment de questionnement (trop dur la vie en vacances!), j'ai décidé de mélanger mes lectures pour créer ma recette personnelle. Ce qui donne une croûte extra noire de alice cuisine, une première couche de garniture au chocolat de Borges et une deuxième couche de garniture nature (mon premier cheesecake) trouvé au dos des gâteaux "Thé".

Cheesecake "nuage au chocolat" :

Pour 6 personnes

Croûte :

150 G de biscuits bio type petits beurre
80 G de Chocolat bio
50 G de beurre bio (si vous utilisez des palets bretons, réduisez le beurre à 30g)

Mixer les biscuits au mixeur y ajouter le beurre et le chocolat fondu.

Tapisser le fond du moule de papier sulfurisé et étaler la préparation à l' aide du dos d' une cuillère à soupe dans un premier temps puis du fond d'un verre pour tasser la préparation et homogénéiser l' épaisseur. Réserver au frigo le temps de préparer la garniture .


Garniture au chocolat :

100g de fromage blanc bio
55g de chocolat noir bio
25g de sucre bio
1 oeuf bio
5cl de crème fraiche bio

Faites fondre le chocolat au bain marie. Battez le fromage blanc avec le sucre, puis ajoutez les oeufs un à un . Incorporez le chocolat fondu, la crème, et la liqueur. Versez dans le moule sur le fond de biscuit.



Garniture nature :

270g de fromage blanc bio
1 pincée de sel bio
1 oeuf bio
40 g de sucre bio

Battre les jaunes d'oeufs avec le sucre : quand le mélange a doublé de volume, incorporerle fromage blanc et le sel. Incorporer délicatement les blancs d'oeufs battus en neige.Verser le mélange dans un moule et faire cuire au four préchauffé à 150°C (thermostat 4-5) pendant 1 h.



Il est vraiment moelleux et fondant, ça donne l'impression de mordre dans un nuage.

Pour les garnitures, j'avais divisé chaque recette par deux. La prochaine fois, je les ferai en entier, ce sera encore plus céleste.

PS : Pensez aussi à aller bavouiller sur ce site où vous trouverez tous les cheesecake imaginables (du classique au cheesecake-tiramisu en passant par le cheesecake-halloween à la citrouille) : la Cheesecake Factory.

Un an après le pic pétrolier

Je vous copie aujourd'hui l' EXCELLENT article de Richard Heinberg, publié par le Réseau Voltaire (nous avons encore besoin de lumières!). (attention, le message ne s'affiche en entier que sur internet explorer -je ne sais pas pourquoi)
Mais d'abord, qui est Richard Heinberg? Nous ne le connaissons pas en France mais il est un expert du développement durable. Journaliste, conférencier et membre du principal corps enseignant du New College of California où il dispense un cours sur « La culture, l’écologie et la collectivité durable », il a une demi-douzaine de livres à son actif, qui lui ont valu plusieurs récompenses et le rôle de principal communicant au sein de l’ASPO (Association pour l’étude du pic pétrolier).
Basé à Santa Rosa, en Californie, Richard HEINBERG écrit depuis des années sur les questions de ressources énergétiques ainsi que sur la dynamique du changement culturel. Il est mondialement reconnu comme l’un des principaux et des meilleurs communicants sur la question du pic pétrolier.







Un an après le pic pétrolier

Richard Heinberg : « La croissance mondiale a atteint ses limites »

Il y un an, le baril de pétrole atteignait le prix record de 147 dollars. Le monde entier se tourna alors vers l’Arabie Saoudite —traditionnel producteur d’appoint— pour lui demander d’augmenter sa production afin de répondre à la demande en stabilisant les prix. Mais le Royaume en fut incapable car ses puits s’assèchent. Cet événement marque la fin d’une période. Dans un enchaînement dramatique, la prise de conscience que la croissance économique serait désormais limitée par la raréfaction de l’énergie fossile, fit s’effondrer les investissements, la demande en pétrole et son prix.

Richard Heinberg, auteur reconnu pour ses travaux sur la déplétion des ressources, examine cet événement historique, ses conséquences pour l’activité humaine et les perspectives d’avenir dans une interview exclusive accordée au Réseau Voltaire.







Réseau Voltaire : Selon la plupart des médias, l’origine de la crise financière est à chercher à l’intérieur même du système financier. Cette explication vous satisfait-elle, ou bien, comme vous l’avez suggéré de manière prémonitoire dans Pétrole : La fête est finie ! [1], le manque de confiance vis-à-vis de la reprise de la croissance, celle-ci reposant sur une production de pétrole à bon marché, serait-il également un facteur essentiel ?

Richard Heinberg : En 2008 s’est produite la plus importante flambée des prix de l’énergie jamais connue. Historiquement, les flambées du prix de l’énergie ont toujours conduit à une récession. Dès lors, il était raisonnable d’envisager une grave récession pour le premier trimestre 2008. En fait, la récession a commencé un peu plus tôt et s’est avérée plus profonde et plus persistante qu’aucune autre au cours des dernières décennies. Cela vient du fait qu’un krach financier était devenu plus ou moins inévitable à cause de l’existence d’une multitude de bulles dans l’immobilier et les marchés financiers.

L’impact de la crise sur l’industrie aéronautique et sur les constructeurs d’automobiles et de poids lourds est largement dû aux prix de l’énergie. La chute des valeurs immobilières et l’augmentation du nombre des hypothèques ne sont pas tant liées au pétrole.

Néanmoins, à un niveau d’analyse avancé, l’aspiration de notre société à une croissance économique perpétuelle est basée sur l’hypothèse que nous aurons toujours à disposition des volumes croissants d’énergie à faible coût pour alimenter nos machines de production et de distribution. Cette aspiration à la croissance s’est institutionnalisée à travers des niveaux de dette et de survalorisation toujours croissants. C’est ainsi que, lorsque les volumes d’énergie disponibles ont commencé à stagner ou à décliner, le château de carte du monde financier s’est complètement écroulé.

Malheureusement, la crise reste largement incomprise par les dirigeants du monde entier. Ils prétendent qu’elle a une origine uniquement financière ; ils prétendent également qu’elle est transitoire. Ils croient que, si nous soutenons suffisamment les banques, la croissance économique redeviendra positive et tout ira bien. En fait, notre système financier actuel ne peut pas être amené à fonctionner dans un monde où les ressources énergétiques s’amoindrissent. Nous avons besoin d’une économie qui puisse subvenir aux besoins primaires de l’humanité sans augmenter notre rythme de consommation des ressources. Cela nécessitera la création de systèmes monétaires et d’institutions financières basés sur autre chose que la dette, les intérêts et la titrisation.

Réseau Voltaire : Pensez-vous que la spéculation sur les marchés de l’énergie va s’accélérer malgré l’épisode de l’année dernière ? Si cela était le cas, quelle serait la meilleure solution selon vous pour que le serpent ne se morde plus la queue ?

Richard Heinberg : La spéculation des contrats à terme de l’énergie n’est pas efficace dans l’effort collectif pour s’adapter aux baisses chaotiques des marchés en temps de combustibles fossiles à bas prix. Sans la mise en place de contrôles des contrats à terme, nous n’éviterons pas des écarts encore plus grands dans les prix des hydrocarbures, c’est ce que nous avons vu au cours de ces dix-huit derniers mois. Quand le prix des hydrocarbures s’envole, l’économie est gravement touchée, encore une fois, nous venons de le constater. Quand le prix s’effondre, les investissements dans la production d’énergie sont délaissés.

L’OPEC s’est efforcée d’aider à amortir les écarts de prix en augmentant ou en diminuant la production et garder ainsi le prix du baril plus stable qu’il ne l’aurait été sans intervention. Mais l’OPEC est en train de perdre sa capacité déjà limitée à agir de la sorte, car la plupart des nations qu’elle regroupe voient leur production diminuer et n’ont que peu ou pas du tout de capacité de production supplémentaire. L’Arabie Saoudite est l’unique producteur d’appoint important, et un État ne peut vraiment pas, à lui seul, équilibrer les taux de production pour le monde entier plus longtemps.

La seule solution viable est celle d’un accord international pour le rationnement de la production et de la consommation, comme je l’ai proposé dans mon livre The Oil Depletion Protocol [2].

Réseau Voltaire : Que pensez-vous du nombre croissant de scientifiques qui remettent en cause la responsabilité de l’Homme dans le changement climatique ? Au sein de l’ASPO (Association pour l’étude des pics de production de pétrole et de gaz naturel), certains, comme M. Jean Laherrère, sont très sceptiques…

Richard Heinberg : Je ne suis pas sûr que le nombre de scientifiques remettant en cause la responsabilité humaine dans le changement climatique augmente ; selon moi, c’est plutôt le contraire. Oui, je sais que M. Jean Laherrère, que je respecte énormément, a soulevé de nombreuses questions à ce sujet. En tant que géologue, sa réflexion s’articule en millions d’années, et le climat de la Terre est en effet très variable sur de telles échelles de temps. C’est pourquoi je peux comprendre qu’il puisse se demander si, ce que nous constatons aujourd’hui, est dû ou non à des processus climatiques résultant de modifications des radiations solaires, de l’excentricité de l’orbite terrestre (les fameux paramètres de Milankovitch) et des courants océaniques. Néanmoins, les climatologues ont poussé très loin leurs recherches sur les effets probables des facteurs autres que le carbone et ont conclu qu’ils ne peuvent pas, à eux seuls, expliquer le réchauffement qui se produit actuellement.

Fondamentalement, je me range à l’avis de la plupart des climatologues, qui concluent que nous, humains, exerçons une pression sur un système instable par nature (l’atmosphère, le climat) et que nous le poussons à son point de rupture en y injectant d’énormes quantités de gaz à effet de serre supplémentaires.

Réseau Voltaire : Que vous inspire cette hypothèse : le projet international de bourse du carbone n’est qu’un moyen pour l’élite financière de se maintenir à flot et pour les pays riches financièrement et pauvres en ressources naturelles celui de s’arroger le droit de consommer les réserves encore disponibles de combustibles fossiles en échange d’argent, tout en privant de leur droit au développement les Etats pauvres financièrement mais riches en ressources naturelles ? En d’autres termes, le fond du problème n’est pas tant « Allons-nous consommer les dernières réserves d’hydrocarbures ? » (c’est indubitablement le cas, à moins de ne plus s’en remettre à la croissance économique), mais bien « Qui va les consommer ? ».

Richard Heinberg : En ce qui concerne les programmes internationaux de bourse du carbone, je suis circonspect pour plusieurs raisons, dont le fait qu’ils vont entraîner la création d’un énorme marché de contrats dérivés qui nécessitera une régulation ferme si nous voulons éviter les bulles et les krachs financiers de grande ampleur. Plafonner les émissions de carbone est nécessaire, mais il y a peut-être de meilleures méthodes pour mettre en œuvre ces limitations plutôt qu’en créant de nouveaux types de produits dérivés. Ce qui pourrait fonctionner, par exemple, c’est un système de rationnement qui engage la totalité des citoyens, tel que les quotas d’émissions de carbone (TEQ, Tradeable Energy Quotas).

La fin des hydrocarbures venue, ils ne seront plus utilisés que par ceux qui pourront les acheter. Parfois, cela se produit indirectement : pour produire et exporter ses marchandises à bas prix, la Chine brûle du charbon pour le compte de l’Amérique du Nord et de l’Europe.

Mais, dans tous les cas, le développement basé sur la consommation de combustibles fossiles n’est plus un chemin vers la richesse et la sécurité, comme cela fut le cas au début du vingtième siècle. Aujourd’hui, c’est devenu un piège. Cela ne crée plus qu’une dépendance à des ressources de plus en plus rares et coûteuses. L’économie des pays pauvres se portera bien mieux s’ils réussissent à se tenir éloignés de ce piège.

Je me rends compte qu’il est plus facile pour un simple journaliste de s’exprimer que pour un chef d’État dont le peuple se voit refuser les profits de l’ère moderne. Pourtant, c’est bien l’une des dures réalités de ce siècle encore jeune.

Réseau Voltaire : Quelle devrait être la priorité en matière de prise de décision officielle ? Se préparer à la crise de l’énergie ou au changement climatique ?

Richard Heinberg : Par de nombreux aspects, les solutions aux deux problèmes sont identiques : réduire la dépendance aux énergies fossiles et augmenter la production d’énergies alternatives.

Malgré tout, certaines propositions pour résoudre la crise climatique sont absurdes au regard des limites d’approvisionnement en combustibles fossiles. Prenons un exemple, celui de la récupération et du stockage du carbone émis par les centrales thermiques fonctionnant au charbon. C’est un projet qui nécessiterait un investissement énorme et des décennies de mise en œuvre ; en même temps, le prix du charbon montera en flèche ; c’est un aspect du problème qui n’a que très peu été pris en compte dans les coûts prévisionnels de ce « charbon propre ». A priori, moins de vingt ans nous séparent du pic de production mondiale de charbon, comme je le dis dans mon dernier livre Blackout [3]. Il serait alors plus raisonnable d’investir des capitaux plus modérés pour développer la production d’énergies renouvelables plutôt que de déployer une infrastructure vaste et coûteuse destinée à maintenir une consommation ininterrompue d’un combustible en raréfaction, coûtant de plus en plus cher et émettant de grandes quantités de carbone.

Réseau Voltaire : Envisagez-vous une augmentation du nombre de conflits autour des ressources énergétiques ? Si oui, comment l’expliquez-vous ?

Richard Heinberg : Nous devons nous y attendre. Les hommes se sont toujours battus pour les ressources essentielles. Aujourd’hui, alors que les ressources énergétiques en hydrocarbures ayant alimenté la société moderne deviennent rares et chères, il est prévisible que le nombre des conflits pour le contrôle de ces ressources augmente. Sachant cela, les décideurs politiques au niveau national se doivent d’anticiper les lieux où de tels conflits sont susceptibles d’éclater ; ils doivent aussi chercher à les éviter. Avant tout, le seul moyen d’y parvenir est de réduire la compétition pour l’accès à ces ressources en diminuant la dépendance là où c’est possible (certaines ressources, comme l’eau, nous sont indispensables) et en parachevant des accords sur la limitation de la production et de la consommation d’énergies fossiles à l’aide de protocoles concertés de gestion de la pénurie.

Bien sûr, il faudrait pour cela un changement radical dans les positions des chefs d’État. Aujourd’hui, leur réflexion tourne uniquement autour de la question d’avoir l’avantage de la compétitivité ; schématiquement, ils cherchent davantage à sortir victorieux des conflits énergétiques plutôt qu’à les éviter. Cette manière de penser est de plus en plus dangereuse à mesure que la population mondiale croît et que les ressources se réduisent.

Réseau Voltaire : Selon vous, quel rôle joue l’augmentation des prix des énergies fossiles, des fertilisants et des pesticides dans la crise alimentaire actuelle ?

Richard Heinberg : A première vue, certains aspects de la crise alimentaire ne semblent pas directement liés à la dépendance aux énergies fossiles. Par exemple, les pénuries d’eau se multiplient à cause de l’irrigation ; pourtant, la plupart du temps, elles sont la conséquence du changement climatique, qui lui-même est dû aux émissions de carbone issues des combustibles fossiles. Ensuite, il y a l’érosion des sols, le plus souvent causée par les méthodes modernes de production agricole intensive qui impliquent l’utilisation de tracteurs et autres engins agricoles alimentés en gazole. L’uniformité génétique des semences constitue un autre facteur : les plantes deviennent plus vulnérables face aux parasites et ont alors besoin de plus de pesticides contenant des hydrocarbures. Si l’on suit les chaînes de causalité qui aboutissent à ces menaces hétérogènes sur notre système alimentaire, presque toutes tendent à émerger d’une même source.

De manière générale, notre système alimentaire moderne, basé sur la consommation d’énergies fossiles, souffre d’une grave vulnérabilité à plusieurs niveaux et cette vulnérabilité trouve avant tout son origine dans notre dépendance vis-à-vis de ces énergies. L’inévitable réduction de l’approvisionnement en carburant pour les tracteurs sera néfaste pour les agriculteurs ; de plus, les composés chimiques utilisés dans l’agriculture deviendront de moins en moins abordables. Les coûts élevés du pétrole vont rendre l’échange de produits alimentaires sur de grandes distances plus onéreux. Le changement climatique et la sécheresse vont amoindrir les capacités de rendement des semences.

Nous nous trouvons devant une crise alimentaire entièrement prévisible, dont les causes sont évidentes. Les politiques à mettre en œuvre sont elles aussi évidentes : nous devons engager la réforme de notre système alimentaire dans son ensemble de manière à réduire notre dépendance aux énergies fossiles.

Réseau Voltaire : Pourriez-vous nous présenter en quelques mots les objectifs du travail que vous et vos collègues menez au Post Carbon Institute (Institut de l’Après-Carbone) et quel a été son impact jusqu’à aujourd’hui ?

Richard Heinberg : Actuellement, nous réunissons une pléiade de chercheurs qui partagent la même vision de la crise mondiale et qui expriment un intérêt à travailler en collaboration avec les programmes d’éducation. Nous considérons que nous vivons un moment historique qui rend nécessaire de repenser en profondeur nos postulats à propos de la croissance économique, de la consommation d’énergie, du système alimentaire, du changement climatique et de la démographie ; des questions qui s’entrecroisent, mais qui sont rarement abordées de manière systématique par les décideurs politiques.

En même temps, le Post Carbon Institute travaille en étroite collaboration avec les Initiatives de transition (Transition Initiatives, transitiontowns.org) ; il s’agit d’un réseau de communautés citoyennes qui promeut l’économie de l’après-pétrole. Tant que les réformes politiques nécessaires ne seront pas imaginées, adoptées, expérimentées et promues par les individus et les communautés, les chefs d’État continueront à traîner les pieds.

Nous estimons que la crise économique actuelle constitue un tournant fondamental dans notre histoire. L’économie mondiale a incontestablement atteint ses limites en matière de croissance. Maintenant, tout dépend de notre volonté à collaborer et à nous adapter à ces limites.

Nous partageons l’idée qu’en définitive, une vie meilleure est possible sans énergies fossiles et sans croissance continue en matière de démographie et de consommation. Mais la transition entre le paradigme actuel d’une croissance basée sur les combustibles fossiles et celui d’une société stable basée sur les énergies alternatives a toutes les chances d’être une parenthèse difficile. L’humanité y arrivera, d’une manière ou d’une autre : la déplétion des ressources en est la garantie. Ce que nous souhaitons, c’est tout simplement rendre cette transition plus facile, plus équitable et plus vivable pour tous ceux qui sont concernés.

 Traduction Nathalie Krieg pour le Réseau Voltaire

vendredi 14 août 2009

Le voyage 1 : La préparation

En faisant un voyage ayant pour thématique principale le développement durable, nous avons décidé d'être écolo dès la préparation.

Tout d'abord pour les petits déjeuners :




Mais aussi pour une nourriture plus spirituelle!

J'ai découvert Quelle santé en farfouillant dans la librairie. Les articles sont vraiment intéressants et approfondis. Vous pouvez en consulter sur leur site.

Je n'avais pas acheté le premier numéro de ce magazine car il y avait Nicolas Hulot, que je considère comme un profiteur opportuniste -mais j'y reviendrai dans un autre post - en couverture. Je me suis donc lancé au deuxième numéro et ce fut une bonne surprise. On y trouve des articles de sociétés, de fond mais aussi des initiatives et conseilspour les produits. Par exemple, différents éléments pour se créer son panier de pique-nique écolo et équitable (nappe, assiettes et couverts...). Leur site.


Livre acheté par Lo, 3 ans pour sauver la planète a été écrit par deux polytechniciens. Seul Lo l'a lu pour l'instant, je vous en parle dès que je l'ai fini.

Un cahier en papier recyclé pour prendre des notes sur nos découvertes.

Et bien sûr, j'avais emmené tous mes vêtements en textile bio!

Allez, tout est prêt. Direction Beauval.