mercredi 27 mai 2009

Paradis pour libellules

J'ai passé le week-end dernier en Bourgogne, dans le petit et joli village de Brèves.
J'ai pu y observer avec plaisir une nature préservée. En voici des photos.

La plus belle surprise a été la présence de plusieurs libellules, preuve que la faune et la flore sont préservées.

En effet, les libellules étant carnivores, leurs disparitions progressive est donc liée a la disparition de la microfaune, notamment aquatique et volante.

L'eutrophisation -prolifération de micro algues, en grande partie à cause de lessives non écologiques) des milieux et le remembrement agricole sont les principaux facteurs de la disparition des populations.

Les libellules sont parmi les premières à disparaitre lorsque l'équilibre du milieu est en danger.

Il y a encore quelques paradis écologiques!
Une jolie demoiselle vert foncé est même venue se poser sur la table devant nous. Je n'ai pas eu le temps de la prendre en photo mais j'ai pu en prendre une autre (ci-dessous).





































( je tiens à préciser qu'on a relâché cet étrange insecte après l'avoir observé)



dimanche 24 mai 2009

HOME

Le 5 juin est la journée mondiale de l'environnement.

Cette année, Le film Home de Yann Arthus-Bertrand sort ce jour-là dans plus de 50 pays. Il n'a pas pour but de faire des profits. Le film sera diffusé sur internet gratuitement. Si des gens vont au cinéma le voir quand même, les bénéfices iront à l'association Goodplanet.

Nous aurons la chance de le voir en VIP le 5 juin au soir avec mes élèves car nous avons participé à la Star'Ecologie (je vous le raconterai bientôt). Je vous ferai un récit détaillé de tout ça après.




video



SYNOPSIS

En quelques décennies, l’homme a rompu un équilibre de près de 4 milliards d’années d’évolution de la terre et met son avenir en péril.

Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l’humanité pour prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la terre et changer son mode de consommation.

En nous offrant les images inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant partager son émerveillement autant que son inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une pierre à l’édifice que nous devons, tous ensemble, reconstruire.










interview yann arthus bertrand

Marcel Green : Votre film, “Home”, sort en salle le 5 juin prochain. Après le succès mondial de votre série photographique “La Terre vue du Ciel”, qu’est-ce qui a motivé le passage au cinéma ? Qu’en attendez-vous ?

Yann Arthus-Bertrand : J’ai toujours ce même souci d’alerter et d’amener le plus grand nombre de gens à agir. Avec la série d’émissions Vu du Ciel, diffusées sur France, j’ai pu toucher des millions de gens à chaque fois et l’émission a été achetée par une trentaine de télévisions dans le monde. J’ai découvert à cette occasion la puissance de l’image en mouvement. Le documentaire « Une vérité qui dérange » de Al Gore a joué un rôle important dans ma décision de faire ce film. Grâce au groupe PPR qui a financé le film et avec l’aide d’EuropaCorp, la maison de production de Luc Besson, Home sera diffusé gratuitement dans le monde entier à partir du 5 juin 2009. On pourra le voir à la télévision, au cinéma, en DVD ou le télécharger gratuitement sur Internet dans plus de 70 pays. Le but est que Home soit vu par le plus de gens possible pour que l’écologie pénètre au cœur de la conscience de chacun.

MG : La plupart de vos photos magnifient la planète et ses paysages, d’autres montrent du doigt les destructions causées par l’activité humaine, quelles sont d’après vous les images les plus efficaces pour rallier à la cause écologique ?

YAB : Toutes les images ont leur part de vérité. Les belles et les moins belles. Même celles qui montrent la destruction ou la démesure sont belles, tragiquement belles. Elles sont efficaces parce que leur langage est universel. De Paris à Kaboul, de Dakar à Tokyo, tout le monde comprend la même chose. Mais je me rends compte qu’il ne suffit pas seulement de voir ou de savoir pour agir.

MG : Etats, entreprises, citoyens... à qui faites-vous le plus confiance pour mener la “révolution durable” dont la planète a besoin ?

YAB : Ce n’est pas ainsi que se pose la question. Nous aurons besoin de chacun. Nous vivons dans une démocratie où ce sont les citoyens qui ont le pouvoir et qui peuvent changer le cours de choses. A nous de l’exercer en faisant pression sur les hommes politiques et les entreprises.

MG : Vos multiples activités vous ont mené dans de nombreux pays à travers le monde. Quel regard portez-vous sur la politique environnementale de la France et sur la sensibilité écologique des Français ?

YAB : La France est un pays riche. En ce sens, ses habitants consomment beaucoup trop. Notre empreinte écologique dépasse 5 hectares par habitant. Si chacun sur cette planète consommait autant de ressources naturelles et d’énergie que nous Français, il faudrait trois planètes supplémentaires. C’est cette surconsommation qui est à l’origine ou tout au moins à l’œuvre dans les différentes crises écologiques dont nous sommes les témoins et les premiers responsables. Et pour l’instant, il n’y a pas grand chose de fait pour véritablement réduire cet impact.

MG : En tant que consommateur responsable, avez-vous vos produits ou marques éthiques préférés ?

YAB : Je ne sais pas si je suis devenu un consommateur responsable. En tout cas, chaque jour je me pose des questions à propos de chacun de mes actes. Par exemple, après avoir découvert l’impact de l’élevage sur le climat et les milieux naturels, j’ai beaucoup réduit ma consommation de viande. Petit à petit, il me semble que, tout en consommant moins, je parviens à vivre mieux. Je citerais deux marques parce qu’il y a des hommes derrière ces marques. J’admire beaucoup des gens comme Yvon Chouinard, le fondateur de Patagonia ou Tristan Leconte qui dirige Alter Eco pour leur éthique mais aussi pour leur humilité.

MG : Avez-vous un Marcel favori ? Proust, Cerdan, Pagnol, Duchamp... Green

YAB : Pourquoi devrais-je choisir ? Je ne voudrais fâcher aucun Marcel et surtout pas les anonymes.

Et voici quelques photos du film Home :

Burkina - Coton Burkina Fasso
Récolte du coton aux environs de Banfora, Burkina Faso (10°48'N - 3°56'O).
Cotton-picking near the town of Banfora, Burkina Faso (10°48'N - 3°56'W).

photo film Home Burkina

© Yann Arthus-Bertrand - Film « HOME » © ELZEVIR FILMS / EUROPACORP


Groenland
Photo EXPO-TVDC-392 : Iceberg érodé dans le fjord d'Unartoq, Groenland, Danemark (60°28'N - 45°19'O).
Eroded iceberg in the Unartoq fjord, Greenland, Denmark (60°28'N - 45°19'W).

photo film Home groenland

© Yann Arthus-Bertrand - Film « HOME » © ELZEVIR FILMS / EUROPACORP

A savoir : quelques mots sur la triste situation au Groenland :

La majorité des icebergs qui dérivent dans la baie de Baffin et la mer du Labrador provient de la côte occidentale du Groenland. On en compte annuellement entre 10 000 et 40 000.

Chaque printemps et chaque été, au fond des fjords, les glaciers vêlent, c'est-à-dire que des blocs de glace se détachent de la langue glaciaire sous l'effet de la poussée du glacier, de l'action de la houle et des marées. Les icebergs qui, pour mériter leur nom (montagne de glace), doivent dépasser d'au moins 5 mètres la surface de l'eau, se déplacent et s'échouent en fonction des courants et des vents.

Les plus gros, aux formes de plus en plus érodées, mettront deux ou trois ans, voir plus pour arriver au large de Terre Neuve dans l'Atlantique Nord et certains franchiront même le 40e parallèle. C'est l'un d'entre eux qui est à l'origine d'une des plus grandes catastrophes maritimes, le naufrage du Titanic en 1912 qui fit plus de 1 500 victimes. La calotte glaciaire du Groenland est la importante du monde après celle du continent antarctique.

Née de l'accumulation des neiges tombées depuis plus de 100 000 ans, elle recouvre 82 % de la grande île et son épaisseur atteint par endroits 3 000 m. Si l'ensemble de cette glace fondait, le niveau général des océans s'élèverait de près de 7 mètres. Sous l'effet du réchauffement climatique, l'inlandsis groenlandais fond désormais au rythme de 248 km3 par an et, des études scientifiques montrent que le phénomène s'accélère depuis une dizaine d'années.


Mali
Barques de "chercheurs de sable" de Kalaban Koro, banlieue de Bamako, Mali (12°34'N – 8°02'O).
Boats of «sand collectors» in Kalaban Koro, suburb of Bamako, Mali (12°34’N - 8°02’W).

photo film Home mali

© Yann Arthus-Bertrand - Film « HOME » © ELZEVIR FILMS / EUROPACORP

Source de l'interview : marcelgreen

samedi 23 mai 2009

J'ai fait travailler mes élèves de 5ème sur des affiches publicitaires du WWF et de Greenpeace pour apprendre la composition d'une affiche efficace (slogan, illustration, explication) et, au passage, acquérir de nouvelles notions écologiques (bien qu'ils soient déjà très calés).

Puis, ils ont créé par groupe leur propre affiche de pub. La seule obligation était la présence d'un slogan, d'une illustration et d'un texte explicatif. Et ils ont fait du très bon travail.

Je vous mets d'abord les quatre affiches étudiées puis celles de mes élèves.











Le graphisme de la première est très intéressant et les dessins de la seconde sont très expressifs



Ici, beaucoup d'originalité dans la présentation des textes.





Avec cette affiche, les élèves ont exploité leur cours d'anglais (ma collègue participe au projet sur l'écologie).

Voici les textes en gros plan :







PS : Ils n'ont pas tous montré les brouillons avant, d'où les fautes.

vendredi 22 mai 2009

Sitting Bull

Voyez, mes frères, le printemps est venu ; la Terre a reçu l'étreinte de Soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour.
Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons aussi notre existence ; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre.

Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race petite et faible quand nos pères l'ont rencontré pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie.

Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent.

Ils revendiquent notre mère à tous, la Terre, pour leur propre usage et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.

Sitting Bull, chef sioux Hunkpapa.





jeudi 21 mai 2009

Recette, ça faisait longtemps!

Voici une petite recette très bonne :

Les oeufs mimosa version Emeline :

Pour chaque assiette :

- 2 oeufs bio (0€63 avec les oeufs Bio Dunoise de chez Naturalia)
- 1 pomme bio (0€30 environ avec mes paniers bio)
- Une betterave bio cuite (0€45)
- Quelques cerneaux de noix bio (je ne peux pas évaluer)
- Huile d'olive bio, vinaigre bio, sel

Cuisez les oeufs 9 minutes pour en faire des oeufs durs. Coupez la betterave et la pomme en dés. Remplissez les demis blancs d'oeufs avec ce mélange.
Récupérer les jaunes cuits, mettez-en un et demi de côté.
Préparez la vinaigrette : un demi jaune d'oeuf cuit, 1/2 cs d'huile, 1 cs de vinaigre, sel
Nappez vos oeufs/betterave/pomme de cette sauce, puis saupoudrez de cerneaux de noix et enfin (le meilleur, miam!) du jaune cuit émietté.




Ma copine Clémence m'a taguée. Il s'agit de dire ce qu'on aime et ce qu'on n'aime pas. A mon tour :


J'aime passer des heures à observer et photographier les animaux
J'aime l'odeur de Paris après la pluie, de l'herbe coupée et de la cire d'abeille
J'aime les myosotis, les violettes, les aurores boréales
J'aime (re)lire à haute voix des passages de mes oeuvres préférées (Mallarmé, Vian, Saint Exupéry...) et les déguster
J'aime travailler avec mes petits poussins de 5ème3 qui deviendront des adultes fabuleux
J'aime faire la sieste, surtout si une brise rentre par la fenêtre ouverte sur un ciel bleu

J'aime pas les gens qui ne sont pas ouverts
J'aime pas les abats (beurk!!!!)
J'aime pas les gens incompétents, surtout quand ils mettent en danger des enfants et des profs
J'aime pas quand le rer se transforme en sauna/boite à sardine (odeur comprise!)
J'aime pas les opportunistes et les lèche-bottes
J'aime pas du tout du tout être épuisée, lessivée, crevée

Je passe le relais à :

- Le penseur du site Grodo qui m'impressionne beaucoup par ses connaissances titanesques
- Cécile la super photographe du blog Zebulle que j'adore
- Mister Klean de Noeux ville propre que j'admire pour son engagement et sa tenacité
- Miette du blog ...Miette dont les recettes et les photos me font baver d'envie
- Main verte du blog Ça pousse qui me fait beaucoup rire

Mythologies

En tant que professeur de français, je suis plongée dans l'histoire des dieux grecs et romains.

Vous souvenez-vous de l'histoire de Cassandre?

Cassandre était une très belle jeune femme dont Apollon tomba fou amoureux. Il lui offrit le don de prophétie. Mais, comme elle se refusait à lui, il voulut se venger. Ne pouvant pas retirer un de ses dons, il la condamna à n'être jamais écoutée. C'est ainsi qu'elle prédit la chute de Troie et d'autres malheur. (Et, cerise sur le cheesecake, elle fut assassinée.)

De nos jours, nous sommes de nombreuses Cassandre, pourtant les Troyens ne nous écoutent toujours pas...

Je continue de m'interroger sans trouver la réponse. Comment des gens intelligents continuent de polluer, de manger des pesticides/hormones, de consommer à outrance... Et surtout d'accepter ces gouvernement qui mettent le profit avant la planète. Rappelez vous : "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux." La Boétie





vendredi 8 mai 2009

La dame qui murmurait à l'oreille des chats

Mercredi, vers 22h, je parcourais la rue qui mène du métro à chez moi lorsque je vois une ombre noire et blanche se faufiler entre les barreaux du parc. en grande fan des chats, je tente de l'appeler mais minou est prudent.

Je m'apprête à repartir quand une petite dame m'interpelle. Elle m'a un peu fait penser à Renée, l'héroine de L'élégance du hérisson. Une petite dame, les cheveux gris noués avec un chouchou rouge, habillée d'un gilet gris, d'une parka beige et d'un foulard vert foncé; le visage marqué par une vie difficile mais qui dégage une grande gentillesse.

Elle m'a alors raconté que deux chats "habitent" actuellement dans ce petit square, une minette (ma copine noire et blanche) et un gros chat gris. Elle vient leur donner à manger tous les jours. Elle habitait jusqu'à il y a un an à côté du square mais elle a dû déménager à la limite de la banlieue. Elle a trouvé du ménage dans des bureaux et elle prend le bus pour venir les nourrir chaque soir quand elle sort du travail.

Elle m'a raconté beaucoup d'histoires de chats qui ont vécu là.

Rencontrer une personne comme elle fait du bien et fait réfléchir. Heureusement qu'il existe des personnes comme elle pour prendre soin de ces animaux abandonnés. Mais il est triste que ce soit une dame peu aisée qui soit obligée d'acheter dela nourriture pour ces chats abandonnés.



Avant d'adopter un animal, réfléchissez. Ce n'est pas un objet mais un être vivant qui vous apportera beaucoup de joie ET qui a besoin de soins, de nourriture et d'attention.

N'achetez pas d'animal, adoptez-le!






Voici l'introduction de l'article Adoptez bien sur le site de 30 millions d'amis :


Les choses à avoir en tête

L'espérance de vie d'un chiot ou d'un chaton est de 10, 15 ans minimun.
Combien de temps avez-vous à lui consacrer ?
Avez-vous les moyens de payer la nourriture mais aussi les frais vétérinaires (maladies, vaccins, anti-parasitaires...) ?
Que ferez-vous de lui au moment des vacances ?
Pensez-vous qu'un animal puisse cohabiter avec un nourrisson ?
Savez -vous qu'un chiot peut mettre des mois à être propre ?
Un chiot peut être destructeur ou encore aboyer en votre absence.
Tous les membres de la famille sont-ils prêts à accueillir l'animal ?
Etes-vous allergique ?
Si tout cela vous semble clair, encore faut il choisir le bon animal de compagnie !

mardi 5 mai 2009

Raton laveur

Je vous copie un post du blog de Toutarmonie que j'ai aimé ... et qui est beaucoup plus mignon que les pigeonneaux d'hier!


Et le raton laveur dans tout ça?

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Comment résister à cette petite face masquée? Les ratons sont indéniablement mignons. Ils n’ont pas la cote parce qu’ils aiment fouiller dans les poubelles la nuit venue, mais peut-on leur en vouloir de chercher leur pitance?

L’idée m’est venue de vous parler du raton suite à la lecture du blogue d’un de mes lecteurs québécois, Jean-François. Sur son blogue aujourd’hui, UN TAXI SUR LA RIVE-SUD, il nous raconte sa rencontre avec un raton laveur blessé en tombant d’un arbre. Il a tenté de l’amener au Berger Blanc, mais comme c’était lundi de Pâques, c’était fermé. Que faire? Il l’a finalement transporté dans un environnement plus paisible, sur le bord du fleuve Saint-Laurent avant de repartir travailler à bord de son taxi en se demandant ce qu’il adviendra du raton blessé…

Ces questions, je me les suis posées déjà. Il y a deux ans, j’entendais un drôle de bruit, à peu près à cette période-ci d’ailleurs. (Faux, je viens de me souvenir que c’était en mai, un peu avant l’anniversaire de Lancelot!) Le bruit ressemblait à un oiseau frustré! Je préparais le repas du soir, la fenêtre ouverte. Il était autour de 17 heures. Le printemps est toujours une période active ici côté “nature” puisque nous vivons à côté d’un champ, alors je n’ai pas trop porté attention. Le soir, vers 20 heures, je suis sortie pour aller porter des aliments au compostage. L’espèce de lamentation d’oiseau résonnait encore! J’ai regardé derrière le hangar et j’ai aperçu la source du bruit… qui ne ressemblait en rien à un oiseau! Il y avait là trois bébés ratons laveur!!! J’ai alors appelé Lancelot et comme moi, il était bien embêté. Que devions-nous faire? Ces bébés braillaient depuis au moins 3 heures, sinon plus! C’est bien connu, les ratons matures ne sortent pas vraiment en plein jour près des habitations. Nous avons espéré très fort que la maman reviendrait chercher sa progéniture la nuit tombée. Vers 22 heures, nous observions toujours discrètement les petits ratons abandonnés. Nous en avons déduit que la maman était l’une des trop nombreuses victimes de la route. Nous vivons le long d’une route très passante le long du fleuve, et les animaux morts le long de cette route sont malheureusement chose courante.

Le but de notre mission consistait à capturer les bébés ratons afin de les mettre à l’abri du danger et éventuellement de leur trouver une famille d’accueil. J’ai trouvé des gants de jardinage épais et j’ai placé les trois bébés dans une vieille cage trouvée au hangar. Je m’attendais à ce qu’ils soient agressifs, mais hormis leur cri épouvantable, les trois petites boules de poils se sont laissées faire. Nous avons placé la cage dans le hangar et j’ai fait mes recherches pour trouver un endroit où les apporter. L’enfer!!!!

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La municipalité nous disait faire affaire avec le Berger Blanc pour ce genre de problème. Au Berger Blanc, on m’a dit qu’ils ne s’occupaient pas de ces animaux sauvages et que de toute façon, ils les tueraient! J’ai communiqué avec un ami qui travaille pour le service canadien de la faune et lui ai raconté mon histoire et mon intention de sauver ces trois bébés victimes de notre “développement”. Il m’a alors expliqué que personne au gouvernement ne se déplacera pour trois bébés ratons! Et qu’au mieux, s’ils le font, ils vont les relâcher en pleine nature, même s’il était évident que ces bébés ne pouvaient pas se nourrir eux-mêmes.

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Il m’a expliqué que sur la Rive-Sud (nous sommes sur la rive-nord), ils les tuaient en grand nombre parce que des cas de rage avaient été décelés et comme ces animaux se sentent de plus en plus à l’aise près des maisons, ils représentaient un danger. Donc mes ratons étaient voués à une mort certaine de toutes les manières! J’étais enragée! Pendant une journée, j’ai fait des appels et des recherches internet afin de trouver une façon de sauver nos orphelins à lunettes, ce qui m’a valu le surnom de docteur Doolittle auprès de ma famille. Mon instinct maternel m’empêchait d’abandonner. C’est que les ratons ne mangeaient rien de ce que je leur donnais, même si on dit que les ratons mangent de tout! Ils étaient trop petits. Un coup de fil à une clinique vétérinaire allait leur sauver la vie. J’ai fait plusieurs appels avant de trouver quelqu’un qui saurait bien me diriger. C’est à la clinique vétérinaire de Lavaltrie qu’on m’a référé à La Pension du Jardin Secret. (ils avaient un site à eux avant du nom de leur établissement, mais il semblerait que ce site n’existe plus). La dame à qui j’ai parlé m’a donné la recette (que j’ai oublié depuis…) pour leur faire du lait qui remplacerait celui de leur mère. Je me souviens vaguement qu’il était question de lait évaporé… Bref, je suis partie à vélo acheter un biberon et j’ai nourri les petits pendant deux ou trois jours. On m’a dit qu’ils aimaient les Froot Loops (Yark!!!), genre de céréale bourrée de colorant et de sucre… Bref, j’ai pilé sur mon orgueil et je suis allée acheter de ces céréales dégueulasses pour sauver nos petits amis. Je ne voulais pas les prendre dans mes bras pour ne pas qu’ils se familiarisent avec les humains, alors je leur donnais le biberon au travers de la cage, et parfois je les sortais, mais sans les prendre dans mes bras. Fallait aussi faire gaffe aux possibles parasites et à la rage!!!

Mais ce qu’ils étaient mignons!!!!!

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La dame de la pension du jardin secret était prête à les prendre dès qu’ils n’auraient plus à se nourrir au biberon. Elle était débordée avec ses très nombreux chats et chiens. Dans les faits, nous devions partir pour le weekend, pour un défi à vélo et nos ratons avaient besoin de soins. Nous sommes finalement allés les porter à la pension, la dame ayant accepté de les prendre quand même. Là-bas, je me sentais comme un caucasien qui arrive dans un pays d’Afrique, c’est-à-dire comme faisant partie de la minorité visible! L’immense domaine était habité par des chats et des chiens. Des chats, il y en avait partout dehors et en dedans, libres et heureux d’avoir été sauvés. La dame s’occupe de la fourrière de cette région avec sa mère (à St-Alphonse-de-Rodriguez) sauf que lorsque des animaux errants lui sont amenés, elle ne les tue pas. Et comme elle n’est payée que pour les tuer, et qu’elle ne veut pas les tuer, elle vivait bien maigrement pour sauver tous ces animaux. Elle sauvait également les faons, et autres animaux de la faune. Pour les ratons, une fois capables de se nourrir eux-mêmes, elle les plaçait dans un parc grillagé, dans lequel il y avait des jeux avec des branches et un grand enclos de la grandeur d’un abri Tempo et quand ils étaient assez grands, elle les relâchait dans la nature. Pour ceux qui ne connaissent pas St-Alphonse-de-Rodriguez, c’est en montagne, entouré de forêts et de lacs. Un véritable paradis pour des ratons laveurs. La mère de la tenancière de la pension vit avec elle, et adore, elle aussi les animaux. Le père de la vieille dame fut le premier à ouvrir une société protectrice des animaux en Suisse. Des bien bonnes personnes! Lancelot et moi sommes revenus heureux d’avoir non seulement pu sauver nos ratons, mais de leur offrir un futur plus intéressant que ce que la banlieue avait à leur offrir.

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Une année plus tard, soit le printemps dernier, nous avons eu droit à un autre épisode de ratons!!! Au même endroit!!!! Au fond de notre cour arrière, le long d’un immense hangar à légumes. Cette fois-là, un seul bébé se lamentait. (Celui qui se trouve sur la première photo.) En fait, ça nous a pris un moment pour comprendre qu’il était tombé de sa cachette et c’est la queue de sa maman qui pendait de la corniche qui nous a fait comprendre la situation dans laquelle il se trouvait. Regardez par vous-mêmes…

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Il était tombé d’un trou dans la corniche du hangar. Et il avait beau essayer de toutes ses forces, il n’arrivait pas du tout à y retourner. Alors il pleurait… et boudait dans son coin. Il était beaucoup plus gros que ceux que j’avais capturés la première fois, alors j’ai tenté de lui fournir un moyen de se rendre jusqu’au trou… sans succès.

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Il tournait le dos à mon échelle de fortune et boudait dans son coin! J’ai fini par prendre mon courage à deux mains, j’ai enfilé 3 épaisseurs de gros gants, et j’ai pris le raton que j’ai hissé dans son trou. Il a filé sans demander son reste… Un autre raton de sauvé.

Et chaque printemps, alors que la nourriture est plus rare, ils grimpent jusqu’à notre deuxième étage la nuit et viennent arpenter notre corniche en espérant trouver de la nourriture. Ils ne peuvent pas ouvrir nos poubelles, de gros bacs en plastique. Et quand, à deux heures du matin, ils nous visitent, ils font un vacarme épouvantable sur le métal cabossé et ils nous dévisagent au travers de la fenêtre! :-) Mais au moins, ils sont vivants…

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Nous ne les avons pas encore vus cette année. Ça ne devrait pas tarder… En espérant que nous n'aurons pas d'orphelins...

lundi 4 mai 2009

Biodiversité, quand tu nous tiens!

La semaine dernière, je décide de m'occuper de mes plantes côté cour, que j'avais délaissées depuis un moment.

Quand, soudain, je vois deux boules de poils bouger. Bond en arrière. Petit cri de peur...

Et je me rends compte que ce sont deux bébés pigeons. Bond en arrière. Petit cri de dégoût...

Parce qu'il faut le savoir, c'est laid un pigeonnaud - et je vous laisse le soin d'en juger.
Ce qui explique le retour de ce pigeon qui partait de plus en plus difficilement quand j'essayais de lui faire peur en agitant les bras! Moralité : il peuvent grandir en paix, mais après je nettoie et je bloque toutes les entrées sur mon rebord de fenêtre!