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jeudi 17 novembre 2016

Détruire l'esprit du bio

Comment détruire le travail de longue haleine des paysans en un instant et, au passage, abimer la Terre? Être un politique, ne rien avoir compris à l'esprit du bio et penser chiffre au lieu d'humain!
Ce qui donne un transfert des subventions des paysans à l'industrie agro pour faire du bio intensif (l'inverse de l'esprit du bio!).
Résistons! Continuons d'acheter aux AMAP, paniers bio et circuits courts!

Voici l'article de Reporterre :

Laurent Wauquiez confie la bio aux agro-industriels

16 novembre 2016 / Barnabé Binctin (Reporterre)

La politique du bio en Auvergne–Rhône-Alpes va être transformée en profondeur. L’exécutif régional, présidé par Laurent Wauquiez, va retirer aux acteurs historiques du bio leur rôle dans le développement d’une agriculture paysanne et locale au profit des promoteurs du productivisme.
Confisquer la bio à ses défenseurs historiques pour mieux la confier aux industriels de la FNSEA : voilà ce que s’apprête à voter demain, jeudi 17 novembre 2016, le Conseil régional d’Auvergne–Rhône-Alpes présidé par Laurent Wauquiez, lors de son assemblée plénière. Il doit adopter un « plan régional de développement de l’agriculture biologique », que Reporterre a pu se procurer :
  • Télécharger le rapport « Agri bio » :
    PDF - 157.4 ko
    Le plan régional de développement de l’agriculture biologique.
Le texte se donne pour objectif de fixer les orientations politiques en matière de bio sur le reste du mandat, de 2017 à 2021. Un plan-cadre qui s’élèverait, selon nos informations, à un peu plus de 2,7 millions d’euros, soit un budget à peu près constant. À première vue, ce n’est donc pas une délibération défavorable à l’agriculture biologique qui s’annonce.
« Sauf que le texte est indigent, il ne dit rien de la répartition entre les différents axes et acteurs dans cette nouvelle orientation », alerte Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale d’opposition du rassemblement de la gauche et des écologistes. Or, c’est là que le bât blesse, puisque plusieurs structures historiques de la bio en France se voient directement remises en cause.

« Une purge » 

Le réseau des Amap, Terre de liens, la Frapna, le rés’OGM Info, etc. : la liste est longue des associations promouvant le bio qui perdent des financements. À l’image de la Fédération régionale d’agriculture biologique (Frab), pivot dans le domaine, qui va perdre 500.000 euros, passant de 720.000 à 220.000 euros de subventions par an. « On va se battre et chercher d’autres financeurs, mais on ne peut pas se leurrer : une baisse d’une telle ampleur aura forcément des conséquences en termes d’emplois », concède Antoine Couturier, délégué régional de Corabio, membre de la Frab.

D’autres pourraient tout simplement disparaître, comme Appui Bio, une structure de concertation interprofessionnelle qui réfléchissait au développement de la filière. Leur subvention de 30.000 euros de la région est supprimée : « Sans elle, nous perdons aussi le cofinancement de l’État, regrette Véronique Rousselle, membre du bureau. C’est la fin de notre activité. » Idem pour L’Atelier paysan, association qui travaille sur la souveraineté technologique du monde paysan : « Nous étions financés par la région à hauteur de 75.000 euros par an depuis 2014, rapporte Fabrice Clerc, cogérant. À compter de 2017, ce sera 0 euro. »
Pressenti depuis plusieurs mois, le démantèlement des aides régionales au réseau paysan se confirme donc. « Une purge », selon Antoine Couturier, qui pourrait bien profiter aux chambres d’agriculture : la chambre régionale aurait déjà reçu 25.000 euros pour rédiger la stratégie de développement du bio en Auvergne–Rhône-Alpes. « C’est un véritable transfert de fonds des réseaux associatifs vers les chambres d’agriculture », dénonce Corinne Morel-Darleux.

« On veut désormais faire une bio intensive et industrielle, destinée à l’export » 

Heureux hasard, on retrouve, à la tête des chambres, la FNSEA, le syndicat agricole français ultramajoritaire, également bien représenté dans l’organigramme de l’exécutif régional. Ainsi Dominique Despras, ancien président de la FDSEA du Rhône, est devenu conseiller régional délégué à l’agriculture bio, tandis qu’ Eric Thébault, ancien directeur de la FRSEA Rhône-Alpes, a été nommé chargé de mission auprès de la vice-présidente à l’agriculture. Mais « la FNSEA porte un projet politique qui entre frontalement en contradiction avec notre vision de l’agriculture », résume Fabrice Clerc.
Autre acteur qui fait son entrée dans la gouvernance du plan Bio, l’Aria, l’Association régionale des industries agroalimentaires. Un nom qui parle de lui-même, avec à sa tête Jean-Claude Guillon, président, et ancien directeur de communication de… Limagrain, grande coopérative spécialisée dans les semences — et les OGM.
Autrement dit, « ce sont les mêmes personnes qui ont freiné pendant tant d’années le développement de la bio en France qui s’en retrouvent aujourd’hui les dépositaires », dit Antoine Couturier. Un basculement qui risque de transformer en profondeur la politique du bio en Auvergne–Rhône-Alpes : « C’est probablement la fin d’une bio paysanne, locale et de saison, craint Véronique Rousselle. On veut désormais faire une bio intensive et industrielle, destinée à l’export. » Une mutation que confirme Antoine Couturier : « Il n’y a pas la volonté de sabrer la bio en tant que telle, il y a l’intention de la recycler dans le logiciel productiviste qui anime l’agriculture conventionnelle depuis 50 ans. »
Après avoir confié la responsabilité de la politique environnementale aux chasseurs, Laurent Wauquiez remet donc la bio aux industriels.

dimanche 2 décembre 2012

Comment il a réussi à vivre écologiquement, sans payer d'eau, de gaz ou d'électricité

Wikistrike raconte l'histoire de Frédéric Verne qui vit de manière écologique et économique :

 

« Comment j’ai réussi à ne payer ni eau, ni gaz, ni électricité ! »

frederic-verne-sa-maison-son-foyer-a-bois-ici-je-me-consideRomanèche. Zéro facture d’énergie ! Des toilettes sèches aux panneaux solaires, Frédéric Verne raconte. L’expérience pourrait inspirer les familles à énergie positive qui entament leur défi aujourd’hui.

Un nid d’aigle perché sur les falaises de Romanèche. Vue imprenable sur le Berthiand et les gorges de l’Ain. Elle se mérite, l’endroit n’est accessible qu’en 4X4.
Ici résident Frédéric Verne, 42 ans, entrepreneur du bâtiment spécialisé dans la rénovation du patrimoine, sa compagne et leur fils de deux ans et demi.
Tout petit, Frédéric tombe sous le charme lorsque son grand-père l’emmène en balade et escalade dans le Revermont.
En 2001, il rachète une maison de 90 m² sur trois hectares de terrain arboré et pour le moins vallonné.
« C’était vraiment « roots » ! J’ai déjà passé plusieurs mois à enlever les ronces. La maison a été construite sur les fondations d’un abri de vigne. Les gens n’y venaient que pour les vacances. »
Ni eau, ni gaz, ni électricité. « Amener les fluides aurait coûté une fortune. Et ici je me considère comme un invité. Je refuse de tirer des lignes électriques qui défigureraient le paysage. »
Voilà pourquoi, comment, Frédéric Verne a tenté, et réussi, le pari de l’autonomie totale.

L’eau du ciel

« J’ai construit une cuve de 10 m³ pour récupérer l’eau de pluie. Un circuit la répartit dans la maison. On s’en sert uniquement pour la vaisselle et la toilette. L’eau du ciel subvient largement à nos besoins. Notre souci, c’est qu’on manque de stockage. Il faudrait le double ! »

… et de la fontaine

« Pour l’eau potable, on remplit les jerricans à la fontaine du village. 30 litres par semaine, ça nous suffit. C’est une aberration de faire sa vaisselle, ou ses besoins, à l’eau potable ! Une chasse d’eau en gaspille 15 litres ! »

Petit coin hi-tech

Avec leurs deux trous, ces toilettes sèches séparent la fiente et l’urine, mélange dangereusement bactérien. Les matières fécales sont déshydratées pour le compost. L’urine part dans le réseau d’eau grise. Coût du trône : 650 euros. Inconvénient majeur : « Les hommes ne peuvent pas pisser debout ! »

Assainissement nature

Les eaux grises (toilette, vaisselle, urine…) partent dans la nature. « La Ddass et la commune ont tout contrôlé. Aucun problème dans la mesure où l’on n’utilise que des produits biodégradables. À terme, je pense réaliser un phyto-assainissement, avec des plantes. Les autorités m’ont dit : « Si vous voulez. Mais vous n’en avez pas besoin ». 1 500 euros le circuit d’eau, et 90 euros par an pour changer les filtres. »

L’électricité du soleil

Des panneaux photovoltaïques et 12 batteries de 2 volts. « Largement suffisant. Sur une journée comme celle-là, on peut faire tourner trois machines à laver et brancher la disqueuse pendant 12 heures ! On a appris à adapter nos besoins, à chercher les produits basse consommation, ou à ne pas passer l’aspirateur la nuit ! »
Le soleil assure l’électricité du ménage, chauffe-eau instantané compris.
23 000 euros l’installation, dont 8 000 euros d’un crédit d’impôt aujourd’hui révolu.

Le chauffage de la forêt

Un foyer à gaine et entre six et huit moules de bois par an pour une douce ambiance au coin du feu. Isolation et double vitrage de rigueur. « À l’époque, j’avais payé le foyer 14 000 francs (un peu plus de 2000 euros). Le bois, c’est gratuit. Je coupe mes arbres et ceux des affouages. »

Concessions

« Pour la cuisine, on achète deux bouteilles de gaz par an et on paie 160 euros de taxe foncière et d’habitation ! On aimerait partager notre expérience. Notre message, c’est qu’avec un peu d’intelligence et de cohérence, on peut faire différemment. »
Marc Dazy
Source : Wikistrike

samedi 18 août 2012

Rafraichir son appartement

Les articles à ce sujet fleurissent et vous connaissez sûrement les classiques : fermez ses volets, mettre un drap mouillé à la fenêtre, faire des courants d'air. L'idéal serait de construire une maison bien isolée et orientée correctement ou d'être riche pour faire isoler un appartement. Mais bon, quand on est locataire d'un appartement, il faut se débrouiller et vous vous doutez bien qu'il est hors de question que j'utilise la climatisation. Je voulais donc partager quelques techniques que j'utilise :



1) Blocs réfrigérants et ventilateur. Mettre un ventilateur dans la pièce revient à brasser de l'air chaud. L'air aide un peu mais ça n'empêche pas la pièce de chauffer. Je mets donc un marchepied devant le ventilateur (une colonne), je place un bloc congelé sur le haut du marchepied et une autre sur la marche basse. Du coup, j'arrive à avoir quelques degrés de moins que sans cela. Vous pouvez aussi utiliser des bouteilles d'eau congelés. Dans ce cas, il faut boire l'eau après ou la mettre dans les plantes pour ne pas la gaspiller. Autre conseil, en cas de grosse chaleur comme aujourd'hui, il faut avoir au moins six blocs congelés pour qu'ils aient le temps de se recongeler. Et encore, j'en ai six et ce n'est pas suffisant aujourd'hui.

2) Blocs réfrigérants plats ou rafraichisseurs de bouteille. Vous pouvez placer des blocs congelés plats ou des blocs souples (type rafraichisseur de bouteille ou sachet congelé pour les entorses, voir même les bouillottes au noyaux de cerises) sous votre oreiller ou vos draps pour dormir plus au frais.
Si vous avez des animaux, vous pouvez leur préparer la même chose. Ma minoute ne voulant pas se coucher sur un drap fourrés aux blocs congelés, j'en place près d'elle pour que la fraicheur dégagée la refroidisse un peu.

3) Serviette mouillée. On peut placer une serviette mouillée sur le ventilateur, on peut mettre préalablement la serviette au congélateur, ça marche encore mieux.

4) Pare soleil. Quand on n'a pas de volet, comment couper le soleil avant qu'il touche la fenêtre? Avec des pare soleil de voiture, vous savez ces rectangles avec un côté argenté. C'est tout bête, ça coûte en gros 1€50-2€ l'un et ça marche. Quelques agrafes pour créer un écran à la taille de sa fenêtre, un fil pour fixer tout ça et voila.